Les grand principes de l’école du Foyer ND des Pauvres

Familial

La famille demeure la cellule fondamentale des sociétés humaines. Elle est la première société dans laquelle se développe l’enfant.
Notre pays n’est pas un concept éthéré, mais une réalité qui de subdivision en subdivision, s’appuie sur les quartiers ou les villages, qui unissent eux-mêmes des familles. Nous voulons donc venir en aide à ces foyers trop malmenés aujourd’hui. Les couples sont mis à rude épreuve, la vie professionnelle envahit le quotidien, il n’y a plus de temps pour simplement vivre et partager des expériences avec les enfants. Nous n’oublions pas que nos anciens font partie intégrante des familles, et que nous leur devons assistance.
Nous voulons aider les familles à gagner leur indépendance quotidienne, qu’elle soit professionnelle, financière ou résidentielle. Chacun doit être valorisé dans son individualité, avec ses talents et ses aspirations propres.
Mais la famille est aussi une cellule sociale, et nous cherchons à faciliter la transmission, le rayonnement et la coopération entre tous : c’est la patrie et le village.

Social

Nous croyons à la subsidiarité et à la vie locale. Il s’agit de retrouver des relations sociales normales et immédiates (sans intermédiaires), ne soumettant plus notre équilibre humain et spirituel aux impératifs d’un monde tout à la fois fragmenté et globalisé. Qui sait encore ce qu’est le voisinage ? Qui sait encore chanter, danser, travailler, prier ensemble ? L’indépendance de chacun n’empêche pas la cohésion de tous. Nous voulons une convivialité véritable, un certain ordre social, moral et pratique, tel qu’il nous est indiqué par l’Église, cette « experte en humanité ». Au-delà des structures, la vie sociale doit être le reflet de la charité qui anime chacun. Nous voulons que règne chez nous l’esprit de service, simple et spirituel. Le soutien aux œuvres du Foyer Notre-Dame des Pauvres est pour nous l’occasion de sortir de notre égoïsme naturel.
Le regroupement de talents divers et les multiples activités et services offerts par le Foyer Notre-Dame des Pauvres contribuent à la vie sociale dans tous le pays périgourdin.
Au-delà de l’anecdote, nous aimons adapter et faire nôtre la loi rédigée par le Père Jacques Sevin. À la fois loi personnelle et sociale, elle est comme un guide pour nous faire grandir et bâtir une société équilibrée.

1. Le Bourrounais met son honneur à mériter confiance.
2. Le Bourrounais est loyal à son pays, ses parents, ses chefs et ses subordonnés.
3. Le Bourrounais est fait pour servir et sauver son prochain.
4. Le Bourrounais est l’ami de tous et le frère de tout autre Bourrounais.
5. Le Bourrounais est courtois et chevaleresque.
6. Le Bourrounais voit dans la nature l’œuvre de Dieu, il aime les plantes et les animaux.
7. Le Bourrounais obéit sans réplique et ne fait rien à moitié.
8. Le Bourrounais est maître de soi, il sourit et chante dans les difficultés.
9. Le Bourrounais est économe et prend soin du bien d’autrui.
10. Le Bourrounais est pur dans ses pensées, ses paroles et ses actes.

Rural

Nous aurions pu nous installer dans un quartier citadin. Cependant, dans l’état actuel de la société, il nous semble préférable de favoriser la ruralité. Ce cadre n’est pas une finalité en soi, mais il nous offre aujourd’hui les meilleures garanties morales et pratiques.
La campagne nous garantit une plus grande résilience face aux multiples agitations du monde. En ce sens, mais aussi dans une démarche écologique et responsable, nous recherchons le maximum d’autonomie, notamment énergétique et alimentaire. La nature environnante facilite aussi la vie spirituelle. Elle garantit un autre rythme de vie, un meilleur équilibre.
La ruralité est l’école du réel, et facilite les relations sociales.

Catholique

Avez-vous déjà lu comment le Christ, vrai Dieu incarné, aimait ses apôtres, se faisant serviteur de ses disciples, allant jusqu’à leur laver les pieds et mourir pour nous tous sur la croix ?
Savez-vous comment le Père Sevin, religieux jésuite, s’est donné sans compter aux « jeunes gens de France », ne s’épargnant aucune peine, du scoutisme aux écoles, revendiquant « ceux dont les autres œuvres ne veulent pas ou ne veulent plus » ?
Connaissez-vous l’histoire de Mère Marie-Pauline, venue semer la joie dans une petite maison du Périgord dont elle fit un accueil d’orphelins, malgré toutes les vicissitudes ?
Voilà les exemples qui nous guident, voilà l’esprit qui nous anime. Dépositaires de cet héritage, nous voulons faire revivre le Foyer Notre-Dame des Pauvres. Nous voulons qu’à nouveau résonne à Bourrou les rires d’enfants, la joie des familles, l’harmonie d’une société rurale et bien vivante. Conscient de ce que nous devons à notre héritage catholique et forts de l’expérience sociale de l’Église, nous ne voulons pas séparer la religion de notre vie quotidienne et nous pensons que les principes évangéliques peuvent apporter des solutions concrètes au monde d’aujourd’hui.
Pour nous, la chrétienté n’est pas un projet politique, mais une réalité qui s’incarne, tout spécialement dans le service des plus démunis.